La famille pleinement vivante


 

Générer la foi

Les Reisenauers vivent et transmettent la foi catholique en paroles et en actions

par John Burger

Il y a longtemps que personne n’utilise les chevaux et les mules pour l’agriculture, mais pour les Reisenauers de Richland, dans l’État de Washington, les histoires qui sont reliées à cette pratique sont toujours bien vivantes. C’est parce que les enfants de Michael et Cindy Reisenauer ont un grand-père dont les récits au sujet de la vie dans l’Est de Washington sont bien vivants et mémorables.

Michael et Cindy Reisenauer sont photographiés avec 3 de leurs 4 enfants, soit Monica, Mark et Paul.

« Il aime parler de son enfance à Colton, dans l’État de Washington, une région connue en tant que Palouse et les gros chevaux qu’on y utilisait, les astuces utilisées sur les collines avec un ensemble de mules et une demi-douzaine d’hommes », de mentionner Michael à propos de son père Andrew. « Tout le monde passait d’une ferme à l’autre, apportant son aide. Tout le monde s’entraidait. À cette époque, ma mère faisait partie de l’équipe qui était derrière les fourneaux, s’assurant que ces hommes étaient nourris. »

C’était une communauté catholique, ajouta-t-il. « La seule église en ville était catholique. »

Michael Reisenauer, son épouse depuis 28 ans et leurs quatre enfants étaient en lice pour le prix de la Famille de l’année des Chevaliers de Colomb lors du Congrès suprême 2015. Mais l’honneur aurait également pu être conféré aux parents du couple. Lorsque vous discutez avec les Reisenauer, l’élément frappant est la dynamique intergénérationnelle, la notion de tradition familiale et de valeurs transmises d’une génération à l’autre.

« Lorsque le prix fut présenté, je pensais qu’il était destiné à mon père. C’est lui le chef de la famille », d’expliquer Michael. « D’une certaine manière, nous nous sentons comme des ambassadeurs du « clan ». Lorsque nous avons finalement eu la chance de réfléchir à la question du « pourquoi nous? » pour ce prix, la pensée qui nous est venue à l’esprit, c’est que « nous ne faisons que mener nos vies de la manière qui nous a été enseignée. » Nous réalisons toutefois que ce sont mes parents et les parents de mon épouse, ainsi que les deux familles élargies, qui nous rendent meilleurs et, en retour, nous les rendons meilleurs. »

Michael, qui est Grand Chevalier du Conseil 3307 de Richland, explique ses origines en mentionnant qu’elles remontent à « deux garçons allemands qui se sont établis ici dans les années 1800 » jusqu’à la génération qui entend maintenant toutes ces histoires familiales et leurs leçons porteuses d’une grande valeur. Son épouse et lui ont eu 4 enfants – Aaron, 26 ans; Mark, 24 ans; Monica, 22 ans; et Paul, 18 ans ainsi que 28 nièces et neveux.

Le même esprit charitable qui a incité la mère de Michael, Alethea Reisenauer, à aller magasiner pour les personnes confinées à la maison durant ses temps libres motive aujourd’hui son fils Paul à consacrer ses vacances d’été au service d’une réserve d’autochtones américains. C’est ainsi que Paul consacra ses deux derniers étés dans un camp catholique situé sur la réserve amérindienne à Ashland, au nord de Cheyenne dans le Montana, et à Reno, dans le Nevada.

« C’est un grand moment pour lui de voir les autres jeunes catholiques au camp. Il était impressionné par le soutien qu’il a reçu au sein de sa propre paroisse, de constater que des gens qu’ils ne connaissaient même pas commanditeraient ces jeunes et leur procureraient du financement », d’affirmer Cindy. « Il a rencontré des gens véritablement pauvres. Leur mode de vie – ainsi que la gratitude qu’ils manifestaient envers les enfants, la communauté qui s’est développée parmi les enfants qui apportaient de l’aide – fut une expérience inspirante pour lui et cela généra un intérêt envers l’église, un intérêt qui s’était quelque peu atténué durant ses études au secondaire. »

Le dévouement se manifeste également de d’autres manières. L’ainé de la famille, Aaron, est ancien combattant qui sert maintenant dans la réserve du Corps des Marines. Cela dit, la majeure partie du dévouement est une activité pratiquée en famille.

« Mike est en charge de l’organisation annuelle du diaporama et de la vente de T-shirts lors de l’activité de financement principale de la paroisse », le Festival annuel de la saucisse, d’affirmer l’ancien Grand Chevalier Jerry Rhoads. « Disposant d’un budget minimal, la famille a organisé un déjeuner aux crêpes permettant de lever des fonds, ce qui a permis de récolter plus de 10 000 dollars pour le financement de la pastorale jeunesse. »

Le Père Thomas Champoux, curé de la paroisse Christ-Roi de Richland, ajouta que « chaque curé et chaque paroisse devrait pouvoir compter sur la présence et la participation d’une famille comme celle de Mike et Cindy Reisenauer. Je considère Mike et Cindy et leurs enfants comme étant une famille catholique exemplaire. »

Faisant référence à l’activité annuelle qui vient en aide à une église missionnaire en Alaska, M. Rhoads ajoute que « Mike se trouve habituellement dans la cuisine, en train de nettoyer des casseroles et poêlons, alors que Cindy fait partie de ceux qui assurent le service. Quant aux enfants, ils font partie du groupe Scout qui participe au service. »

Il ajoute que Michael, qui est graphiste de profession, a également mis ses talents au service de la communauté en contribuant à la production de matériel servant à un certain nombre d’activités de la paroisse et des Chevaliers. »

M. Rhoads le qualifie de « leader dans le dévouement. »

La tradition de dévouement est établie depuis longtemps dans la famille et elle comprend la construction de la crèche de Noël à l’église, une pratique qui débuta il y a 53 ans avec le père de Michael.

« Les nièces et les neveux apportent également leur contribution. C’est une grande crèche avec des arbres et des figurines sculptées en provenance d’Italie », d’affirmer Michael. « Les enfants ont toujours hâte de le faire et d’aller visiter la tombe de leur grand-mère après. »

Alethea Reisenauer a rendu l’âme juste avant Noël, il y a 10 ans.

Pour Michael, le fait d’être une famille catholique signifie conserver la foi reçue de ses aînés et chercher à la transmettre à la génération suivante.

« L’engagement d’être à l’église chaque dimanche lorsque c’est possible », affirme-t-il. « La récitation des grâces avant le repas au restaurant ou à la maison. » Cette simple prière en public est en soi un exemple. De nos jours particulièrement, ajoute-t-il « vous pouvez représenter la seule « Bible » avec laquelle quelqu’un sera en contact. »

John Burger est rédacteur aux informations de Aleteia.org.