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Le monde a besoin de bons pères

Carl Anderson, chef des Chevaliers de Colomb, nous entretient sur la façon de s’engager dans les Pères pour bien faire


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SPIRITUALITÉ ADAPTÉE AUX PÈRES


Apprendre à connaître Dieu personnellement

par le père Martin Pable, o.f.m., cap

Une fois conscientisé à notre besoin de Dieu, ce qu’on pourrait qualifier de « réveil », vient ensuite l’étape de spiritualité de notre engagement personnel.
Nous nous surprenons à proférer des propos comme ceux-ci: « Seigneur Jésus, pour ce que ça peut vouloir dire, je veux me livrer totalement à toi. Je ne veux pas vivre uniquement pour moi. Je veux que tu sois au centre de ma vie. J’accepte le don de ton amitié, je te demande de m’aider à vivre comme toi tu veux que je vive. »

"Pourtant plusieurs d'entre eux se disent: « Il doit exister autre chose. » Et ils ont raison."

Je crains que l’Église catholique n’ait pas suffisamment insisté sur la dynamique de l’engagement personnel. Peut-être avons-nous été trop préoccupés par la révision de la liturgie, les changements apportés au gouvernement interne de l’Église, et mobilisés à motiver les gens en vue de la justice sociale, qui sont tous des éléments nécessaires, bien sûr, mais il faut prendre garde de ne pas nous laisser décentrer.

Tous, nous connaissons des hommes qui travaillent fort et son des personnes responsables, de bons pères de famille. Ils se rendent à l’Eucharistie du dimanche régulièrement et même qui se présentent au sacrement du pardon une ou deux fois par année. Mais c’est sans enthousiasme pour la religion, sans que le cœur y soit. C’est comme si la religion existe dans un secteur de la vie qui ne déborde pas dans les autres secteurs.

Ces hommes ne sont pas engagés dans leurs paroisses, outre que d’aider à monter les stands du festival paroissial annuel. La connaissance de la religion stagne au niveau élémentaire ou secondaire. Ils consentent à suivre des cours et participer à des ateliers pour se perfectionner dan leur emploi, mais il ne songe jamais à en faire autant pour perfectionner leur connaissance en christianisme. Ces hommes sont dans les rangs de l’armée des « catholiques du dimanche », avançant à pas lourd sur la voie du salut.

Pourtant plusieurs d’entre eux se disent: « Il doit exister autre chose. » Et ils ont raison.

La spiritualité devrait être énergisante, vivifiante, et non pas un boulet. Jésus a dit: « Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jean 10, 10). Il y a des hommes qui m’ont confié que des choses extraordinaires se sont passées dans leurs vies une fois qu’ils se sont ouverts à une relation personnelle avec Dieu. Ils en sont venus à connaître Dieu et à aimer d’une nouvelle façon, d’une façon personnelle.

« Peut-être que je connaissais beaucoup de choses sur Dieu, avouent-ils, mais maintenant je connais Dieu lui-même. »

Ils font l’expérience de Jésus Christ comme ami, marchant avec eux, les guidant dans leurs décisions, les fortifiant dans des moments de stress. Ils trouvent facile de lui parler dans la prière. Les paroles de l’Écriture prennent désormais un sens nouveau et personnel. Au lieu de s’inquiéter autant de leurs problèmes, ils ressentent une paix profonde et se fient à la force du Seigneur pour les secourir. Même leurs limites et leurs erreurs leur semblent moins effrayantes, parce qu’ils se sentent aimés et acceptés jusque dans l’intimité de leur être.

Le présent article est un extrait de The Quest for the Male Soul (La Quête de l’âme masculine) – (Ave Maria Press, 1996). La traduction a été établie par le secrétariat du Conseil suprême.