Les pères Sont Essentiels

L'importance des pères

Il existe une catégorie en sciences sociales désignée comme étant «l’absence paternelle». Les chercheurs reconnaissent en effet que l’absence d’un père constitue un facteur significatif relativement au succès ou à l’échec des enfants.

Les faits révèlent que les pères laissent une empreinte indélébile dans la vie de leurs enfants, au chapitre de l’instruction, du revenu, de l’abus, de la santé tant mentale que physique, de la toxicomanie, de l’activité sexuelle, de la grossesse et de presque tous les indicateurs sociaux.

Ci-dessous, quelques articles extraits de la National Fatherhood Initiative (Initiative nationale pour la paternité)

Le facteur père: l’école

Les enfants sans père sont deux fois plus susceptibles au décrochage scolaire.

Source: U.S. Department of Health and Human Services. National Center for Health Statistics. Survey on Child Health. Washington, D.C.: GPO, 1993.

La participation du père à l’éducation des enfants est intimement liée à de meilleures chances que l’élève obtienne des notes supérieures. Cette donnée est vérifiable autant auprès de pères biologiques, de beaux-pères, ou de pères monoparentaux.

Source: Nord, Christine Winquist, and Jerry West. Fathers’ and Mothers’ Involvement in Their Children’s Schools by Family Type and Resident Status. (NCES 2001-032). Washington, D.C.: U.S. Department of Education, National Center for Education Statistics, 2001.

La moitié des élèves dont les pères participent à l’éducation des enfants dans un contexte de familles composées de deux parents ont réussi à obtenir des notes supérieures jusqu’à la fin du secondaire, par rapport à 32,5 pour cent des élèves dont le père est absent de la résidence familiale.

Source: National Center for Education Statistics. The Condition of Education. NCES 1999022.

Washington, DC: U.S. Dept. of Education, 1999: 76.

Le facteur père à propos de la pauvreté

Les enfants issus de foyers sans pères sont cinq fois plus susceptibles de vivre dans la pauvreté. En 2002, 7,8 pour cent des enfants issus de familles dont les parents formaient un couple marié vivaient dans la pauvreté, comparativement à 38,4 pour cent d’enfants vivant dans une famille où la mère est monoparentale.

Source: U.S. Census Bureau, Children’s Living Arrangements and Characteristics: March 2002, P200-547, Table C8. Washington D.C.: GPO, 2003.

Un enfant qui vit dans un foyer où le père est absent est crédité de 54% plus de chances d’être moins nanti que son père.

Source: Sorenson, Elaine and Chava Zibman. Getting to Know Poor Fathers Who Do Not Pay Child Support. Social Service Review 75 (Septembre 2001): 420-434.

Le facteur père à propos de la petite enfance et de l’enfance

Le taux de mortalité durant la petite enfance est 1,8 fois plus élevé chez les mères célibataires que chez les mères mariées.

Source: Matthews, T.J., Sally C. Curtin, and Marian F. MacDorman. Infant Mortality Statistics from the 1998 Period Linked Birth/Infant Death Data Set. National Vital Statistics Reports, Vol. 48, No. 12. Hyattsville, MD: National Center for Health Statistics, 2000.

Une étude effectuée auprès de 3 400 élèves fréquentant l’école intermédiaire et qui n’habitent pas avec les deux parents biologiques révèle que ceux-ci présentent quatre fois plus de risques de souffrir de désordres affectifs.

Source: Cuffe, Steven P., Robert E. McKeown, Cheryl L. Addy, and Carol Z. Garrison. “Family Psychosocial Risk Factors in a Longitudinal Epidemiological Study of Adolescents.” Journal of American Academic Child Adolescent Psychiatry 44 (Février 2005): 121-129.

Le facteur père à propos de l’incarcération

Même en tenant compte du revenu, les jeunes vivants dans un foyer où le père est absent risquent quand même, à un taux beaucoup plus élevé, d’être incarcérés que ceux vivant dans une famille où les deux parents sont présents. De plus, le taux d’incarcération le plus élevé était observable chez les jeunes qui n’avaient jamais eu de père au foyer.

Source: Harper, Cynthia C. and Sara S. McLanahan. “Father Absence and Youth Incarceration.” Journal of Research on Adolescence 14 (Septembre 2004): 369-397.

Le facteur père à propos des stupéfiants et la délinquance

Les adolescents, notamment les garçons issus de familles monoparentales, étaient beaucoup plus susceptibles de commettre des délits de délinquance se rapportant au statut social, à la propriété ou aux personnes. De plus, les élèves fréquentant des écoles dont une proportion importante d’élèves proviennent de foyers monoparentaux sont également à risque.

Source: Anderson, Amy L. “Individual and contextual influences on delinquency: the role of the single-parent family.” Journal of Criminal Justice 30 (Novembre 2002): 575-587.

Des 228 participants à l’étude, ceux issus de familles monoparentales ont présenté des taux supérieurs d’usage d’alcool et de tabac, ainsi que des résultats plus élevés pour les tests de délinquance et d’agressivité, comparativement aux garçons issus de foyers où habitent les deux parents.

Source: Griffin, Kenneth W., Gilbert J. Botvin, Lawrence M. Scheier, Tracy Diaz and Nicole L. Miller. “Parenting Practices as Predictors of Substance Use, Delinquency, and Aggression Among Urban Minority Youth: Moderating Effects of Family Structure and Gender.” Psychology of Addictive Behaviors, 14 (Juin 2000): 174-184.

Le facteur père à propos de l’activité sexuelle

Être élevé par une mère monoparentale augmente le risque pour une fille de vivre une grossesse durant l’adolescence, de se marier avant d’avoir obtenu un diplôme d’enseignement secondaire et de s’engager dans un mariage où le mari et la femme ne détiennent pas un diplôme d’enseignement secondaire.

Source: Teachman, Jay D. “The Childhood Living Arrangements of Children and the Characteristics of Their Marriages.” Journal of Family Issues 25 (Janvier 2004): 86-111.

Ayant recours à une banque de données glanées tant aux États-Unis qu’en Nouvelle-Zélande, des recherchistes ont identifié de fortes indications à l’effet que l’absence du père contribue à une activité sexuelle précoce et que les jeunes sont sept fois plus susceptibles de devenir enceintes durant l’adolescence.

Source: Ellis, Bruce J., John E. Bates, Kenneth A. Dodge, David M. Ferguson, L. John Horwood, Gregory S. Pettit, and Lianne Woodward. “Does Father Absence Place Daughters at Special Risk for Early Sexual Activity and Teenage Pregnancy.” Child Development 74 (Mai/Juin 2003): 801-821.

Le facteur père à propos de la violence faite aux enfants

Une analyse de cas de violence faite aux enfants, provenant d’un échantillonnage national représentatif de 42 pays, a permis d’observer que les enfants de familles formées par un seul parent sont plus susceptibles d’être victimes d’agression physique et sexuelle que les enfants qui vivent avec les deux parents biologiques. En comparaison avec leurs pairs qui vivent avec leurs deux parents, les enfants de familles monoparentales étaient plus susceptibles:

- dans 77 pour cent des cas, d’être agressés physiquement;

- dans 87 pour cent des cas, d’être maltraités à la suite d’une négligence physique;

- dans 165 pour cent des cas, de subir de mauvais traitements physiques importants;

- dans 74 pour cent des cas, de souffrir de carences émotives;

- dans 80 pour cent des cas, de subir des blessures graves à la suite d’agressions;

- globalement et dans 120 pour cent des cas, d’être exposés à une forme de violence

Source: Sedlak, Andrea J. and Diane D. Broadhurst. The Third National Incidence Study of Child Abuse and Neglect: Final Report, U.S. Department of Health and Human Services, National Center on Child Abuse and Neglect. Washington, D.C., Septembre 1996.

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