ENGAGÉS

L’amour véritable et la contraception

Qu’enseigne l’Église catholique à propos de l’amour conjugal?

Que le mariage est une forme de partenariat intime, pour la vie, par lequel mari et femme donnent et reçoivent leur amour mutuel de façon désintéressée. Leur amour conjugal s’exprime par la relation sexuelle, manifestant ce qu’on entend par l’expression « devenir un seul corps » (Genèse 1, 24) et « une seule chair » (Marc 10, 8; Matthieu 19, 6).

L’union sexuelle a pour objet d’exprimer la pleine signification de l’amour des époux. Il s’agit du pouvoir de les lier l’un à l’autre – c’est-à-dire l’aspect unificateur du mariage – et, d’autre part, son ouverture à la vie nouvelle, c'est-à-dire son aspect procréateur.

La collaboration entre mari et femme constitue la clé du succès en matière de planification naturelle des naissances.

Quels rapports y a-t-il avec la contraception?

L’Église catholique soutient que Dieu a établi un lien inséparable entre l’aspect unificateur et l’aspect procréateur du mariage. Les membres du couple promettent de se donner l’un à l’autre. Le don de leur fécondité est compris dans ce don mutuel de soi.

Cette affirmation entraîne que toute rencontre sexuelle dans le mariage doit être ouverte à la possibilité de concevoir un enfant. Ainsi, l’intervention de la contraception est contraire à l’intention de Dieu pour le mariage parce qu’elle sépare l’acte de conception de l’union sexuelle (d’après le United States Catholic Catechism for Adults, p. 409 [notre traduction]).

S’il est vrai que le couple n’a pas à désirer la conception d’un enfant à l’occasion de chaque rencontre conjugale, il ne doit toutefois jamais intervenir dans le processus de transmission de la vie qui est explicite dans la promesse par laquelle les époux se sont engagés à l’occasion de leur mariage.

Les époux doivent-ils laisser complètement au hasard le nombre de leurs enfants?

Non. Certaines circonstances peuvent influencer le nombre des enfants ainsi que leur échelonnement. Nous référons, entre autres, aux conditions « financières, physiques, psychologiques, ou se rapportant aux responsabilités dues aux autres membres de la famille ». L’Église comprend ces situations, tout en encourageant les couples à considérer avec générosité le nombre d’enfants qu’ils accueilleront au sein de leur famille.

Comment le couple doit-il se comporter s’il a un motif valable de ne pas avoir d’enfants?

Le couple marié peut avoir des relations sexuelles durant la phase naturellement infertile du cycle de la femme ou une fois révolues les années de fécondité, et ce, sans contrevenir à la signification des relations entre époux. C’est ce qui correspond à la planification naturelle des naissances.

Qu’est-ce que la planification naturelle des naissances au juste?

La planification naturelle des naissances sert d’expression générale pour des méthodes de planification familiale qui tiennent compte du cycle menstruel de la femme. Ces méthodes ont recours à des observations quotidiennes des signes naturels qui se manifestent durant les phases de fertilité ou d’infertilité du cycle menstruel. De plus, elles tiennent compte des particularités de chaque femme.

Normalement, chez l’homme, la fécondité dure toute la vie, tandis que chez la femme, sa fertilité ne survient que quelques jours à chacun de ses cycles lorsqu’elle est en âge d’avoir des enfants. Une femme observe en son corps des signes clairs qui manifestent si elle est fertile ou non à ce moment. Pour éviter de concevoir, le couple s’abstient d’avoir des relations durant la phase fertile.

Les couples peuvent également avoir recours aux méthodes de planification naturelles des naissances pour concevoir, puisque celles-ci repèrent le moment de l’ovulation.

Qui peut avoir recours à ces méthodes?

Tout couple marié peut y avoir recours, même les femmes dont les cycles ne sont pas réguliers. C’est grâce à la collaboration et à la communication entre le mari et la femme que les méthodes naturelles de planification atteignent leur objectif.

Ces méthodes sont-elles efficaces?

La planification naturelle peut s’avérer très efficace, tout dépendamment de la motivation du couple et de l’exactitude à suivre les règles de la méthode. Les couples qui suivent attentivement toutes les règles requises pour ne pas concevoir — ou pour concevoir — atteignent un taux de réussite de l’ordre de 97 à 98 pour cent.

Quels bienfaits le recours aux méthodes naturelles peut-il apporter?

1. Le partage des responsabilités entre mari et la femme.

2. Les coûts sont minimes;

3. Aucun effet secondaire nuisible;

4. Ces méthodes sont utilisables durant toute la période où la femme est en âge d’avoir des enfants;

5. Ces méthodes sont efficaces dans des circonstances particulières telles que durant le post-partum, ainsi que pendant la lactation et la pré-ménopause.

Comment apprendre à utiliser les méthodes naturelles?

On peut en apprendre davantage à propos de ces méthodes en s’adressant à quelqu’un de qualifié pour enseigner l’une ou l’autre de ces méthodes, une personne qui a obtenu un certificat de compétence d’un programme de formation. L’office de la pastorale familiale de votre diocèse devrait pouvoir vous orienter vers des sessions de formation dans ce domaine.

On peut aussi consulter l’Organisme catholique pour la vie et la famille à la Conférence des évêques catholiques du Canada. Ses coordonnées sont les suivantes: 2500, Promenade Don Reid, Ottawa ON K1H 2J2; téléphone: 613-241-9461, poste 161; télécopieur: 613-241-9048; courriel: colf@colf.ca; site Internet: www.colf.ca.

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