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Le monde a besoin de bons pères

Carl Anderson, chef des Chevaliers de Colomb, nous entretient sur la façon de s’engager dans les Pères pour bien faire


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Un Père pour l’éternité

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Il n'y a pas de plus grand amour

À quoi renonceriez-vous pour sauvegarder la vérité?

Votre emploi? Votre maison? Votre argent? Votre vie? Thomas More, saint et martyr du 16e siècle ont sacrifié tout cela, et bien davantage.

Il a tout sacrifié pour que la vérité soit sauvegardée, suivant sa conscience et en vue de défendre le lien du mariage que le roi Henri VIII voulait rompre pour épouser Anne Boleyn. Thomas More s’est porté à la défense de la vérité de manière à ce que ni sa femme, ni sa fille bien-aimée, Meg, ne soient exposées à la colère du roi ou aux procédures judiciaires qui ont entraîné sa décapitation.

Plusieurs parmi nous le connaissent pour avoir vu le film d’après la pièce de théâtre de Robert Bolt, Un Homme pour l’éternité. Le brillant Paul Schofield, dans le rôle de sir Thomas More, présente le Lord Chancelier d’Angleterre comme un homme d’une intelligence supérieure, maîtrisant admirablement ses émotions et un passionné de justice. Dans l’accomplissement de ses devoirs comme haut fonctionnaire, il est prudent et réfléchi, mais jamais scrupuleux.

Il est également un homme d’une grande diligence et un père de famille exemplaire pris d’une profonde affection pour sa femme et sa fille, leur écrivant des longues lettres lorsqu’il devait s’absenter par affaires du domaine familial en banlieue de Londres. Il désirait ardemment que sa famille vive en paix et à l’aise durant une époque turbulente.

Thomas More est un modèle de père, à cause de son courage et de sa fidélité face à la mort, affirmant juste avant d’être décapité qu’il mourait « en serviteur fidèle du roi, mais de Dieu d’abord ». Un tel exemple peut nous inculquer une certaine force morale, mais peu nombreux sont les pères qui auront à passer par une telle épreuve. Comme Thomas More le reconnaît dans ses lettres écrites durant son incarcération à la Tour de Londres,  un tel héroïsme est une grâce de Dieu pour laquelle il faut prier mais qui n’est pas méritée d’avance.

Les pères trouvent en Thomas More un modèle, parce que bien avant qu’il se présente devant son bourreau, s’est résolu dans sa vie quotidienne à offrir sa vie pour sa famille et servir sa communauté. Souvent, il luttera devant les exigences conflictuelles provenant de son devoir de mari et de père, d’une part et d’autre part, du poste éminent qu’il occupera dans le royaume. D’ailleurs ses lettres laissent entendre qu’il n’était pas sûr de toujours en arriver à l’équilibre voulu. Bien conscient pourtant de ce conflit, il s’efforcera chaque jour d’assumer les responsabilités exigées tant de sa vie privée que de sa vie publique.

Il se rendra compte, à la fin, que son service premier en tant qu’homme, mari et père doit être rendu à Dieu le Père. Son témoignage et son exemple s’appliquent à toutes les époques. C’est pourquoi, nous  parlons de lui en tant que « Père pour l’éternité ».

Dans son livre, A Civilization of Love, Carl Anderson présente des d’excellentes intuitions sur les leçons qu’offre Thomas More en rapport avec la culture actuelle.