Un modèle pour les pères

Raffermir les familles chrétiennes

par le Père Gabriel O’Donnell, o.p.

Envoyé pour servir les jeunes de son troupeau, l'abbé McGivney, à son tour, « envoyait » les jeunes dont il avait la responsabilité et qui évoluaient sous son influence dans le monde, afin que ceux-ci deviennent de bons maris et de bons pères, de véritables chevaliers du Seigneur et de la patrie. Son travail auprès des jeunes n’était cependant qu’un tremplin vers la formation de familles catholiques solides. Son dévouement envers l’idéal de l’homme chrétien, exprimé si clairement par la fondation des Chevaliers de Colomb n’a jamais porté ombrage à son but ultime, soit la protection de l’unité familiale entière. Quelques années seulement après la fondation des Chevaliers de Colomb, il commença à réduire le niveau de son engagement envers les Chevaliers afin de se mettre à la disposition de son troupeau tout entier.

Bien que toujours centré sur la tâche en cours, jamais il n’a perdu de vue son objectif premier, c’est-à-dire de s’occuper et de raffermir les familles chrétiennes. D’une certaine manière, la fondation des Chevaliers de Colomb n’était qu’un moyen plutôt qu’une fin en soi. Un moyen de raffermir les maris et les pères afin qu’ils puissent solidifier leur propre famille dans la foi, tout en leur apportant la sécurité du bien-être matériel.

Un extrait d’une homélie que l'abbé McGivney prononçait en 1884 à l’intérieur duquel il est manifeste qu’il considère la politique comme un moyen de construire une société meilleure, fut publié dans le New Haven Observer.

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