Défis pour enfants de parents seuls

Par Jessie Abrams, Catholic News Service

Cet automne, le corps étudiant de tous les coins des États-Unis est composé d’environ 17 millions d’enfants élevés par une mère célibataire, selon le Bureau du recensement des É.-U.

Un autre 2,6 millions d’enfants d’âge scolaire sont élevés par des pères célibataires pendant que 2,8 millions d’autres enfants n’ont pas de mères ni père dans le foyer où ils habitent.

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Les enfants élevés sans la présence des deux parents peuvent envisager des défis académiques plus grands, selon les rapports du Ministère de l’éducation des É.-U. Une étude, par exemple, rapporte que les enfants de mères célibataires où il n’y a pas l’implication d’un père ont tendance à avoir des problèmes disciplinaires et à répéter des années scolaires.

“Une grande déclaration serait évidemment: plus le foyer est stable, plus le mariage est solide, l’étudiant sera meilleur dans tout,” déclara Karen Ristau, présidente de l’Association nationale pour l’éducation catholique.

Ristau n’a pas voulu commenter sur la question suivante: à savoir si le mariage solide d’un couple mène à de meilleurs résultats pour leurs enfants.

Dans une étude en 2005 sur les “Mères célibataires qui travaillent et résultats littéraires des enfants: une étude de 18 pays,” Gillian Hampden-Thompson et Jamie Johnston de l’Université de York en Grande-Bretagne ont trouvé “un changement dramatique dans le nombre de familles de mères célibataires,” attribuant le changement à une variété de raisons, y inclus “le divorce par consentement mutuel, la baisse de la domination de l’église chrétienne, la participation des femmes à la force ouvrière, et des attitudes changeantes envers le divorce et les mères non-mariées.”

Brad Wilcox, professeur associé de sociologie à l’Université de Virginie à Charlottesville, reconnaît que “les déclins dans la fréquentation des églises sont reliés à l’augmentation de familles mono-parentales” et que plusieurs autres facteurs contribuent à la maternité mono-parentale.

Wilcox, un catholique, dirige également la branche du Projet national sur le mariage à l’université, un programme qui a commencé à l’Université Rutgers à New Brunswick, N.J. pour retracer la santé des mariages aux États-Unis, analyser les influences sociales et culturelles sur l’institution, et développer des stratégies pour augmenter la qualité et la stabilité conjugales.

Wilcox appela le mariage une “fonction pro-enfant” de la société et déclara que plusieurs enfants avec seulement un parent ne reçoivent pas la même quantité de soutien émotionnel et financier que les enfants qui ont deux parents. Les enfants ont plus tendance à fréquenter l’université si leurs parents demeurent ensemble, a-t-il dit.

“Le succès à l’école dépend en grande partie d’une vie familiale réussie,” ajouta-t-il. “Le mariage est clairement en moyenne un ingrédient clé pour aboutir à une vie familiale réussie.”

Susan Terbay, une mère célibataire et chroniqueuse régulière sur n’est pas d’accord. “En fait, être parent célibataire est difficile, mais pas plus difficile qu’être tout simplement un parent,” Terbay écrivait dans une de ses chroniques. “La famille peut se rassembler et former une solide unité. … Tout cela dépend de la mère et des enfants pour que cela se produise.”

Au moment de son divorce, Terbay a dû élever seule six enfants âgés de 9 à 19 ans. Elle nous informa que plusieurs membres de son église ne comprennent pas ce qu’est un divorce, mais elle avait un pasteur très compréhensif qui l’aida à faire face à la culpabilité d’interrompre son vœu de demeurer mariée jusqu’à la mort et de “décevoir Dieu.”

Elle ajouta qu’elle “n’est pas certaine que l’église elle-même est équipée (pour aider les mères célibataires), mais je sais qu’il y a des femmes membres de l’église qui le sont.”

Terbay déclara qu’elle a eu des difficultés non pas à s’occuper quotidiennement du travail scolaire de ses enfants, mais quand un de ses enfants eut des problèmes.

“Je pense qu’un des aspects les plus difficiles d’être un parent célibataire est de n’avoir personne pour faire de grands laïus en ce qui concerne les enfants. Comme couple, mère et père, l’on a l’occasion de discuter ensemble des problèmes des enfants, comment les aborder et partager les responsabilités de leur avenir,” a-t –elle écrit dans un courriel au ‘Catholic News Service’.

La fondatrice et éditrice de catholicmom.com, Lisa Hendey, déclara que l’Église catholique a très peu de programmes destinés à aider et à informer les mères célibataires. Elle ajouta qu’elle fait des efforts pour mieux atteindre les mères célibataires à travers le site Internet et l’Église catholique doit démontrer son soutien aux femmes prises dans cette situation.

En ce qui concerne ses propres enfants, Henley déclara qu’ils ont souvent besoin l’aide spécifique de son mari pour les sujets comme les mathématiques ou les sciences, mais ils adressent à elle leurs questions sur la rédaction ou la religion.

Elle encouragea les mères célibataires à nouer une relation avec l’enseignant ou l’enseignante de leur enfant aussitôt que possible et d’établir une communication régulière avec lui ou elle par des contacts mensuels.

William Carrière, un Christian Brother, déclara que les écoles catholiques devraient considérer la culture de chaque enfant dans leur école lorsqu’ils développent leur en Californie, le Frère William accepta le rôle de directeur administratif de la ‘Western Catholic curriculum.

Après 17 ans comme surintendant des écoles du diocèse d’Orange Educational Association,’ qui accrédite les écoles élémentaires et secondaires de plusieurs états de l’ouest.

Comme surintendant des écoles, il ajouta qu’il a suivi des enfants provenant de foyers mono-parentaux, mais sans savoir que cela deviendrait un élément du succès académique de l’étudiant.

Plusieurs études démontrent que les enfants de parents célibataires “ont un certain débranchement avec l’école,” déclara le Frère William, mais relier la paternité ou la maternité célibataires au succès académique des enfants est “dangereux.”

Plusieurs écoles associées à la ‘Western educational organization’ offrent des programmes préscolaires et extrascolaires où tous les enfants peuvent obtenir de l’aide additionnel avec leurs devoirs, si nécessaire, a-t-il dit.